Romain Desplanques

Innovation, Relation Electronique et e-Business

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Le passage raté de Météo France au payant

Voilà un bel exemple de migration d'un service du modèle gratuit au payant qui s'est heurté à la résistance de ses utilisateurs réguliers.

Météo France proposait depuis 10 ans ses prévisions sur quatre jours en mode gratuit. Dans le but de rentabiliser ce service en profitant de la vague des offres payantes sur l'Internet, la direction de Météo France a décidé le 22 juillet de faire payer ces prévisions. Seules celles du jour restent gratuites ainsi que d'autres informations dites indispensables (vigilance départementale sur les risques liés à la météo, météo marine?).
Cette stratégie n'est pas choquante en soi. Les données météorologiques étant déjà payantes par téléphone et minitel, meteofrance.com se contentait de rentrer dans le rang et de participer au financement de l'organisme de météorologie. De plus la gratuité des informations sur le web réduisait jusque là les revenus du téléphone et du minitel. Cette cannibalisation s'était révélée coûteuse pour Météo France.

Seulement les utilisateurs de ses services ont été choqués par le passage brutal au modèle payant d'un service publique. Météo France est en effet subventionné à 55% par l'Etat.
De nombreuses personnes ont alors appelé au boycott des services payants et au report sur d'autres sites web gratuits.
L'UFC Que-Choisir a été invitée par des internautes a vérifier si la migration était justifiée. L'association a étudié les chiffres de la société et les a comparé aux prix de ses principaux concurrents.

Face à cette levée de boucliers, Météo France a décidé de revenir en partie au modèle gratuit. Les prévisions sur trois jours seront de nouveau gratuites à partir d'octobre. Cette décision de la direction ne satisfait pas totalement les internautes mécontents mais Météo France ne souhaite de toute façon pas revenir totalement au modèle gratuit.

Au final, cette migration a eu de nombreuses mauvaises conséquences :


  • Un grand nombre de départs d'utilisateurs jusque là fidèles.
  • Une image dégradée.
  • L'incompréhension du rôle de météo France qui passe d'une image d'utilité publique à celle d'une entreprise comme une autre.
  • Les offres commerciale misent en place sont jugées peu explicites ce qui pousse même les plus motivés à abandonner.
  • Les informations gratuites restantes sont jugées inutiles par les utilisateurs (la météo du jour n'est pas suffisante pour leur départs en vacances ou l'organisation de leurs excursions).

Faire passer un service sur Internet d'un mode gratuit à un mode payant est toujours douloureux pour une entreprise. Elle a toute les chances de perdre beaucoup de ces utilisateurs.
Pour cette raison elle devra préparer le changement en faisant appel à des utilisateurs pilotes et en étudiant avec eux les services qui méritent vraiment d'être payés.
Sauter cette étape risquerait de la placer dans la même situation que celle de Météo France.

L'e-mail marketing est toujours d'une grande efficacité

Deux études intéressantes concernant l'efficacité des opérations d'e-mailing prospectifs sont analysées par Le Journal du Net.
Le Syndicat National de la Communication Directe a fait paraître son baromètre trimestriel tandis que la société I-Base, spécialiste de la collecte et de la vente d'adresses e-mails, propose les résultats chiffrés de ses opérations.
Ces études montrent une forte progression du nombre d'opérations d'e-mailing prospectifs. Les annonceurs prennent de plus en plus l'habitude d'utiliser ce canal économique et efficace.

Une autre étude des tendances de l'email marketing est proposée par DoubleClick. Celle-ci montre que le taux de fourniture (de l'ordre de 80 %) et d'ouverture des e-mails (environ 40%) se maintient.
C'est rassurant quand on voit les multiples problèmes liés aux blocages d'e-mails dû au développement des outils anti-spam mal gérés.

Installer son call-center en prison

Une tendance actuelle du marché américain des plateformes de call-center est de faire appel à des prisonniers pour réduire les coûts.
Face aux politiques d'outsourcing (extériorisation des ressources humaines dans un pays différent) de plus en plus courantes, certaines entreprises préfèrent utiliser les services des prisonniers présents aux Etats-Unis.
Les prisonniers volontaires sont formés, équipés et recoivent un salaire.
Ce dispositif permet de faire d'importantes économies car le salaire proposé aux prisonniers est de l'ordre de 120 à 185 dollars par mois.
On peut se demander si cette chasse à la réduction des coûts permet néanmoins de conserver une qualité de service suffisante.

Les entrepreneurs américains commencent jeunes

Les américains ont décidément le business dans le sang, du moins beaucoup plus que les français.
William Slawski nous le montre sur son blog en indiquant un site qui se propose d'expliquer les notions d'entrepreneuriat et de business aux jeunes.
Il est notamment expliqué comment rédiger un business plan, trouver des investisseurs ou un parrain dans les affaires.
En France nous avons certes le site Envie d'agir dont le but est de soutenir les jeunes qui ont des projets. Il est intéressant de comparer les deux sites et notamment leurs différences de langage :
Pour l'un
The life blood of any business is "Money."

Alors que pour le site français on parle plutôt d'agir pour le bien de la société.

Coup de coeur artistique

www.aplatventre.com


Je sors complètement des thèmes de ce blog mais je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager l'adresse de ce site étonnant.
C'est un concept simple mais qui, suivant l'environnement dans lequel il est appliqué, est amusant, inquiétant ou simplement très étrange.

Les maîtres de l'Internet s'embrouillent

Le Journal du Net présente le combat juridique entre l'organisation américaine Icann et la société Verisign, deux des structures qui "gèrent" l'Internet à travers les noms de domaines.
Cela nous rappelle que l'Internet est dirigé par les américains (organismes gouvernementaux ou entreprises) et que les européens ont bien peu leur mot à dire sur la question.

Le premier roman en SMS

Un auteur chinois vient de créer le premier roman lisible uniquement par SMS. Le livre, intulé "Hors de la Forteresse assiègée", est composé de petits paragraphes de 70 caractères pour s'adapter au format texte des téléphones mobiles (sources AFP).
Je trouve vraiment cette initiative passionnante car elle élargie encore les champs des possibilités des SMS.
Ce format délaissé au début par les opérateurs de téléphonie mobile est devenu aujourd'hui un moyen de communication très utilisé aussi bien par le grand public que par les professionnels du marketing.
Les SMS+ et les MMS, extensions du format SMS, sont la preuve de son potentiel.
Avec cette premier roman par SMS on observe une percée de l'art dans ce secteur.
Sur ce créneau des communications j'ai vraiment l'impression que les grandes entreprises sont souvent à la traine et ne savent pas percevoir les applications possibles des technologies qu'elles mettent en place.
C'est aux utilisateurs, aux artistes, aux passionnés de découvrir leurs potentiels cachés notamment en lançant des initiatives comme celle-ci.

Michael Moore nouveau bloggeur

Michael Moore, le sympathique réalisateur de Fahrenheit 9/11, vient d'ouvrir son blog.
Encore un nouveau bloggeur de poids.

Les mélodies d'attente arrivent sur les téléphones portables

Les professionnels de la téléphonie mobile poussent encore un peu plus loin le concept de la personnalisation du téléphone portable. Après nous avoir proposé de télécharger des logos, des sonneries, des fonds d'écran et des jeux, nous verrons un jour l'arrivée des musiques d'attente.

Le principe est différent de celui des standards d'appel professionnels. Il s'agit de mélodies qui remplaceraient les sonneries que vous entendez d'habitude entre le moment de la prise de ligne et celui où votre correspondant décroche son téléphone.
Ce service serait proposé par abonnement mensuel à un prix assez bas (de l'ordre de quelques euros). Il chercherait à toucher en priorité les jeunes qui sont les plus friands de ces offres.

Des opérateurs ont déjà mis en place cette offre. SK Telecom, le leader du marché de la téléphonie mobile en Corée, l'a proposé dès avril 2002. La société possède aujourd'hui 8 millions d'abonné à ce service. La mise en place de l'offre est rentabilisée en 2 à 5 mois.

Cette offre en amènerait d'autre, par exemple la possibilité de télécharger la musique que l'on est en train d'écouter sous forme de mélodie d'attente. La société Tellme Networks propose même des fonds musicaux pendant la discussion téléphonique. Le niveau sonore de la musique baisserait pendant les dialogues et augmenterait pendant les périodes de silence entre les correspondants.

Pour ceux qui ont des enfants adolescents, attendez-vous à devoir bientôt écouter les derniers tubes à la mode quand vous tenterez de les joindre sur leurs téléphones.

Le marché de la gestion de la relation client (CRM) se développe

Une étude de AMR Research nous apprend que le marché de la gestion de la relation client (GRC en français, CRM en anglais) a grandi de 4% en 2003 et devrait encore s'étendre de 6% cette année alors que le marché des progiciels est plutôt morose.
SAP est l'entreprise qui profite le mieux de cet engouement. Elle est aujourd'hui le leader du marché.
L'étude note également la progression de PeopleSoft et de Microsoft CRM ainsi que le recul de Siebel.

Une faille de sécurité dans tous les navigateurs

J'aime beaucoup tester les failles de sécurité de mon ordinateur.
On appelle failles de sécurité des moyens techniques que des personnes mal intentionnées pourraient utiliser pour vous tromper, vous voler votre numéro de carte bleu ou prendre le contrôle de votre poste.
Ces failles sont souvent découvertes par des spécialistes qui alertent l'opinion publique du risque.
Aujourd'hui, c'est une faille appelée "Super Spoof Deluxe", qui visiblement touche tous les navigateurs du marché, qui est présentée sur le site de Secunia.
Sur cette page vous pourrez tester vous-même la faille en question. Ce problème peut facilement être exploité par des arnaqueurs pratiquant le "fishing", c'est à dire le fait d'extorquer des données personnelles ou de l'argent en se faisant passer pour une banque ou une grande entreprise.
C'est toujours étonnant de voir la facilité avec laquelle il est possible d'exploiter ce genre de faille, quelques lignes de code suffisent.

Word, Excel et vos autres logiciels en trois dimensions

Sun MicroSystems prévoit de proposer sous peu une interface d'ordinateur en trois dimensions.

Ces derniers temps, Microsoft, Apple et Sun MicroSystems se sont lancés dans la course à la conception d'un environnement de travail en trois dimensions. Les progrès énormes qui ont été fait au niveau du matériel d'affichage 3D et la puissance des ordinateurs actuels permettent aujourd'hui d'envisager de tels environnements.

Le produit en cours de conception chez Sun MicroSystems n'est pas encore sorti mais on peut déjà en voir des copies d'écran. Les ingénieurs de Sun ont associé à l'environnement 3D des capacités de transparence et une nouvelle organisation du bureau.

Tout cela à l'air très bien conçu, très performant, seulement j'ai du mal à voir l'intérêt d'un tel environnement. La 3D n'apporte que peu de chose à un mode normal en 2D. Depuis 25 ans que les interfaces 2D sous forme de fenêtres existent, elles ont su évoluer doucement pour devenir très ergonomiques.

La 3D nous propose d'utiliser la profondeur de l'espace offert pour y organiser de façon plus claire et plus agréable les fenêtres des différentes applications. Mais c'est quelque chose qui se fait très bien en 2D en réduisant les fenêtres ou en les retaillant? L'apport de la 3D semble être en fait principalement esthétique.

Néanmoins je suis convaincu qu'une fois que cette technologie sera proposée au public, elle rencontrera un grand succès. Elle rejoint en effet l'idée que nous pouvons avoir de l'informatique du 21ème siècle. Combien de fois avons-nous vu dans des films d'anticipation ces interfaces en trois dimensions où le héros, généralement équipé de gants spéciaux, manipule les éléments avec une grande facilité ? Bientôt tout le monde pourra manier ses dossiers de la même façon et accèdera à une des promesses de l'informatique.

Un bazooka pour le bureau


Les geeks (passionnés d'informatiques) sont décidément de grands enfants. Je viens de tomber sur ce bazooka à air.
Il s'agit d'un cylindre en plastique dont l'une des extrémités est fermée par une paroi élastique. Lorsque l'on relâche cette membrane après l'avoir tirée en arrière, on envoie devant soi une boule d'air.
L'appareil n'est pas très discret et il semble en exister des versions géantes.

L'Electronic Frontier Foundation attaque les brevets abusifs

L'Electronic Frontier Foundation, une association américaine sympathique se posant en défenseur de la liberté sur les réseaux informatiques, vient de nommer les dix entreprises qui abusent le plus dangereusement des brevets aux Etats-Unis.

Le brevet est un thème dont l'on débat beaucoup depuis quelques temps à cause de l'adoption récente (mais mitigée) du brevet logiciel par l'Europe. Plus récemment encore, l'opinion publique avait été alertée sur le dépôt d'un brevet de Microsoft concernant sa soi-disant invention du double-clic.
Aux Etats-Unis, la brevetabilité des logiciels et des méthodes a amené à beaucoup d'abus, les personnes chargées de valider une demande de brevet n'ayant pas toujours les compétences nécessaires pour en comprendre la teneur.
Il est nécessaire pour qu'un brevet soit acceptable, que son sujet soit nouveau. Or beaucoup d'entreprises tentent de déposer en connaissance de cause des brevets portant sur des systèmes déjà existants. Le risque est mince et si le brevet est accepté, il permettra d'exiger des frais de licence à toutes les entreprises qui utilisent l'objet du brevet.

L'EFF a décidé de lutter contre ses abus en demandant l'annulation de ces brevets et leur entrée dans le domaine public.
A terme l'EFF espère que ces exemples serviront à alerter l'opinion et amèneront à la modification du système des brevets américains.

Les dix entreprises actuellement visées ont en commun d'avoir déposé des brevets pour des systèmes couramment utilisés et d'avoir déjà utilisé leur droit acquis pour réclamer des sommes importantes à de petites entreprises ou à des administrations.


romain
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Les brevets logiciels menacent  l'innovation