Romain Desplanques

Innovation, Relation Electronique et e-Business

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La touille de l'ère Internet

J'appelle "touille" les petits bouts de papier remplis de formules mathématiques et de données diverses que certains préparent avec les examens et glissent dans leurs trousses ou dans leurs manches.
C'est, je crois, une pratique à laquelle à peu près tout le monde à eu recours au moins une fois (sauf moi bien sûr :-)

Méthode aujourd'hui archaïque, Internet révolutionnant ces pratiques.
Un institut chinois a découvert un virus ver voleur de sujets d'examen. Le programme malicieux se répand sur les ordinateurs et envoie aux créateurs du virus les documents word et excel détectés comme sujets d'examens.

Après le virus qui prend le contrôle des webcams on se demande s'il n'y aura pas bientôt un virus pour chaque chose.

Pourquoi pas :
  • un virus pour faire des rencontres amoureuses, cherchant les personnes célibataires et récupérant des informations sur leurs centres d'intérêt et des photos d'identités

  • un virus marketing qui observe vos habitudes d'achat (oups, cela existe déjà avec les spywares)

  • un virus de boursicoteur, cherchant sur les ordinateurs des entreprises cotées des données financières

  • un virus à but professionnel, cherchant des informations sur les entreprises d'un secteur particulier avec l'objectif de permettre à son créateur de leur présenter un deal qu'elles ne peuvent refuser ?...

Le bouche-à-oreillomètre de l'Internet

L'Internet est le terrain de prédilection des discussions de toutes formes. Elles débutent sur un blog, se répandent par email, se regroupent sur des forums, sont débattues sur des chats, se multiplient sans cesse et sont généralement totalement incontrôlables.

Les sociétés tentent de les utiliser avec des opérations de marketing viral plus ou moins originales.
Lorsque ces discussions se transforment en critiques ou en rumeurs dénigrantes les grosses entreprises ne savent y répondre que par des communiqués officiels impersonnels et froids.

Ces communications, ces échanges, toute cette circulation d'idées et d'avis, la société Buzz Metrics se propose de les étudier pour nous.
Pour cela, la société analyse les différents canaux de discussion sur l'Internet (notamment les forums) de façon à mesurer la qualité et le volume des informations échangées sur une entreprise ou une marque.

Elle vient d'éditer une étude de cas sur l'affaire Kraft Trans Fat (huiles hydrogénées) qui a remué le secteur alimentaire américain l'année dernière. Cet événement est un cas représentatif du pouvoir du bouche à oreille sur l'Internet : 2,6 millions de commentaires rédigés par 120 000 consommateurs ont été échangés sur le réseau.

Les bébés se multiplient sur l'Internet

Connaissez-vous les baby blogs ?
Ce ne sont ni des blogs tenus par de très jeunes enfants ni de tout petits blogs. Il s'agit en fait des blogs que certains parents entretiennent et dont le sujet exclusif est leur enfant qui vient de naître.
Ce blog leur permet par exemple d'informer leur famille et amis de l'évolution du bébé et des évènements qui l'entourent.
Les parents y placent généralement énormément de photos du nourrisson.

Je suis sûr que vous connaissez plusieurs couples de parents qui ont déjà fait un site web dont le sujet est leur enfant tout juste né. Les appareils photo numériques se multipliant, il n'y a plus aucune raison de ne pas partager son bonheur avec ses proches par le biais de l'Internet.

C'est un phénomène important que l'on voie fréquemment. Le bébé est alors la raison de l'adoption de technologies nouvelles car beaucoup de ces parents n'avaient jusque là jamais fait de site personnel ou de blog. Il invite ses parents à consommer des services innovants. Le blog notamment se révèle très adapté à ce public, à cause de son mode de lecture chronologique et de sa prise en main très simple.

Autre exemple: un couple de mes amis vient d'avoir depuis 3 mois un enfant. Cet enfant a déjà son adresse email personnelle avec lequel il est censé échanger avec d'autres bambins. Les parents s'amusent beaucoup de cela et distribuent à leur entourage cette adresse électronique.

Ce qui me surprend c'est le peu d'offres qui se basent sur ce marché pour proposer des offres spécifiquement adaptées aux jeunes parents. A ma connaissance, il n'y a pas d'offre de ce genre sur l'Internet, du moins en France.
A quand un système de blog parrainé par une marque de couches culottes ?

Etes-vous phishing proof ?

La société MailFrontier spécialisée dans les protections anti-spam, propose sur son site un test pour vérifier sa connaissance du "phishing".

Cette technique d'arnaque consiste à envoyer des e-mails qui prennent les couleurs d'une société connue pour mettre en confiance le correspondant dans le but de lui soutirer un identifiant de connexion ou un numéro de carte bleue.
Le phishing, généralement associé au spam, est une menace pour les opérations de marketing par e-mail car il rend les prospects très méfiants.
Il serait dommage que votre e-mail prospectif, après avoir franchi divers filtres anti-spam mal configurés soit jeté à la poubelle par le lecteur parce qu'il est pris pour une tentative d'arnaque.
Il ne suffit plus aujourd'hui d'afficher son logo dans l'email pour rassurer un prospect.

Heureusement nous sommes pour l'instant en France assez protégés de ce phénomène, les e-mails de phishing étant très généralement en langue anglaise et destinés à un public américain.

Le test propose, sous la forme d'un quizz, de tenter de séparer les emails de prospection normaux de ceux qui sont des tentatives de phishing.

L'exercice n'est pas toujours évident et je m'en suis sorti avec un résultat de 9 bonnes réponses sur 10. Cela veut dire que, même en faisant bien attention au contenu de l'email, j'ai été abusé une fois.

Face à ce danger, le lecteur est assez démuni. Il n'existe pas de moyen efficace pour se protéger de ces techniques de fraude.
La société qui voudrait effectuer une opération de marketing par email a, pour sa part, tout intérêt à personnaliser les messages électroniques qu'elle envoie (les spams ne le sont pas) et fournir au lecteur les moyens de vérifier l'identité de l'envoyeur de l'email (par exemple en rappelant le numéro de client de la personne dans un message de fidélisation).

[Mise à jour] A noter que ce quiz est une opération marketing efficace. Sous couvert de former les utilisateurs à se méfier du phishing, MailFrontier glisse facilement son invitation commercial. Pour l'utilisateur l'expérience est ludique et donne en effet envie de souscrire à une offre permettant de se protéger du phishing et du spam.
Et tout cela avec seulement quelques pages webs dont la réalisation a du être très économique.

Enfin un logiciel sans bug

Le logiciel rêvé est enfin disponible: NaDa? 0.5
Il est très simple à installer, ne provoque aucun bug et est gratuit. Malheureusement il ne sera par contre pas d'une grande utilité.
En fait il ne fait rien du tout...

Un coût caché des installations IT

Techweb relaye les résultats d'une Techweb >étude commandée par Siemens Business Services et portant sur le coût généré par l'utilisation du support téléphonique dans les entreprises.
Cette étude permet d'évaluer le temps perdu par semaine à attendre une réponse du service informatique après un problème. Certains sondés l'évaluent à cinq heures par semaine !
Tout cela reviendrait à une perte moyenne de 4,1 millions de dollars par an pour une entreprise de 5 000 employés.
L'avenir ne serait-il pas aux logiciels qui privilégient la simplicité de prise en main et une compatibilité maximum ? C'est en tout cas le choix fait par Figem dans les solutions de relation électronique que nous proposons.

Comment être créatif

Hugh Macleod, directeur artistique, nous propose sur son site 14 règles pour être créatif.
Tout cela est décrit avec de nombreux exemples et beaucoup d'humour.
La huitième règle nous rappelle que :
Companies that squelch creativity can no longer compete with companies that champion creativity

Une lecture enrichissante pour tous ceux qui n'osent pas exprimer leurs idées.

Les sociétés négligent leurs contacts par emails

Un article intéressant de Line56 sur la trop fréquente mauvaise tenue des canaux de relation clientèle électronique (email, chat...) dans les sociétés.
L'organisation Common Sense Advisory a envoyé une centaine d'e-mails à des entreprises et n'a eu de réponses que pour la moitié d'entre eux.
Certaines sociétés n'affichent même pas d'adresse e-mail de contact sur leur site web...

Une canette de Coca Cola high tech

Coca Cola a lancé cet été aux Etats-Unis un concours sous la forme d'une opération promotionnelle d'un genre tout à fait nouveau.
La firme a remplacé certaines de ses canettes de boisson par des téléphones portables couplés à un système GPS qui permet de détecter précisément leur position. Les personnes qui ont la chance d'acheter ces canettes pressent un bouton sur leur côté pour entrer en contact avec la hotline de Coca Cola.
Le gagnant n'a alors plus qu'à attendre que son prix (une voiture, des home-cinémas...) lui soit livré à l'endroit exacte où il se trouve.
La société n'a pas lésiné sur les moyens pour cette opération et son impact en terme d'image est du coup très fort.
Il est intéressant de voir comment cette entreprise a su utiliser les dernières technologies pour sortir des normes habituelles des jeux concours et ainsi marquer les esprits durablement.

La légèreté des brevets logiciels

Un article du Journal du net parle des brevets logiciels qui menacent le noyau Linux.
Aux Etats-Unis, les plus grandes firmes se livrent une guerre des brevets extrêmement malsaine, en déposant le maximum de brevets possibles, sur tout et n'importe quoi (et parfois sur des éléments en théorie impossible à breveter). Microsoft a notamment prévu d'accélérer sa politique de dépôt de brevets de 50% pour atteindre le chiffre de 3000 brevets par an.
Ce qui est surprenant dans cet article c'est un commentaire de Dan Ravicher, chargé d'étude à la Public Patent Foundation:
[...] on peut estimer qu'environ la moitié des brevets tiennent devant un tribunal

Cela voudrait dire que la moitié des brevets logiciels déposés n'ont pas de vraie valeur.
C'est un chiffre à mon avis très inquiétant car il témoigne de la légèreté avec lequel le brevet logiciel est appliqué aux Etats-Unis.
Le brevet est normalement une sécurité sérieuse et très stricte qui permet de protéger la découverte d'une invention. Il est en passe de devenir aux Etats-Unis un pur produit financier sans raison d'être technologique.
Pour une fois, l'habituel retard économique et industriel de l'Europe est plutôt une bonne chose et nous protège pour l'instant de ces abus.


romain
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Les brevets logiciels menacent  l'innovation